PRATICIEN - Programmation neuro-linguistique - hypnothérapie - eft ( technique libération émotionnelle) - ho'oponopono - formateur sur le site IMNLP
jeudi 30 septembre 2010
mercredi 29 septembre 2010
vendredi 17 septembre 2010
La dépression

Qu'est-ce que la dépression ?
Les sociétés de produits pharmaceutiques voudraient nous faire croire que la dépression est une affection bien comprise qui est déclenchée par un manque de sérotonine dans certaines parties de notre cerveau. Donc, le traitement approprié devrait tout simplement consister à choisir la pilule qui permettrait au taux de sérotonine de redevenir normal. Bien que cet argument simple et convaincant suffise à la commercialisation des médicaments auprès des médecins très pris, et du grand public, il n'est probablement pas tout à fait exact. Un neurobiologiste réputé a dit, il n'y a pas si longtemps : « Expliquer le fonctionnement du cerveau humain en nous basant sur nos connaissances actuelles en neurobiologie et en neurochimie, c'est comme analyser des échantillons prélevés dans les égouts de Moscou et déterminer ce que les Muscovites ont pris au petit-déjeuner ce matin-là. »
Nous savons que la dépression entrave le fonctionnement de plusieurs parties du cerveau, notamment le système limbique et le cortex cérébral. La dépression influe donc sur notre humeur, elle interfère avec des fonctions physiologiques comme l'appétit et le sommeil et elle parasite notre efficience intellectuelle.
Le diagnostic
La présence de la dépression n'est pas toujours évidente, surtout pour la personne qui en souffre. Elle ressemble parfois à de l'irritabilité ou elle peut prêter à confusion avec la démence ou la sénilité. Les traits sur lesquels le diagnostic de dépression s'établit correspondent aux parties du cerveau atteintes. Pour établir le diagnostic clinique, il faut que plusieurs des symptômes mentionnés ci-après soient présents et suffisamment intenses pour entraver considérablement la capacité d'une personne d'accomplir les activités d'une journée normale :
•des perturbations du sommeil (un réveil très matinal, de l'insomnie ou un excès de sommeil) ;
•une modification de l'appétit (une perte de l'appétit ou de poids ou un comportement boulimique) ;
•une faible énergie ;
•des sentiments d'impuissance, de tristesse, de désespoir ;
•un manque de concentration ;
•de la difficulté à prendre des décisions.
Les facteurs de risque
Un lien génétique existe vraiment : si vos parents, vos grands-parents, vos frères et sœurs ont souffert d'une dépression, vous en courez un risque considérablement accru. Certaines modifications hormonales, comme celles observées après une grossesse, ou la ménopause, sont associées à un risque accru de dépression. Un choc émotionnel soudain, ou une perte pénible, peuvent déclencher un épisode dépressif. Certaines périodes de l'année, comme Noël ou l'anniversaire d'un événement pénible, peuvent être associées à des épisodes dépressifs. Certains agents (l'alcool, la marie-jeanne, les barbituriques, les benzodiazépines, les bêtabloquants, la clonidine, des corticostéroïdes) engendrent un état dépressif ou l'aggravent. La dépression est souvent associée à des troubles médicaux comme une maladie cardiaque, une sclérose en plaques, des formes d'arthrite, un accident vasculaire cérébral, une hypothyroïdie, le syndrome de Cushing, la maladie de Parkinson et quelques types de cancer.
Une fois que vous avez souffert d'un épisode dépressif, le risque que d'autres se produisent augmente avec la survenue de chaque récidive. Après un seul épisode, la probabilité d'une autre occurrence est 50 %, après 2 épisodes, la probabilité s'élève à 70 %, et après 3 elle passe à 90 %.
Le traitement
Une gamme étendue de thérapies a prouvé son efficacité dans la prévention et le traitement de la dépression. Un repos adéquat, un bon programme d'exercice, un régime alimentaire équilibré sont des mesures thérapeutiques importantes, en particulier pour les personnes qui courent un risque accru de dépression. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est une technique de conseil que le thérapeute emploie en vue d'aider la personne qui le consulte à repérer et corriger les pensées erronées et négatives. La TCC s'est prouvée au moins aussi efficace que les médicaments antidépresseurs dans le traitement des états dépressifs légers et modérés.
Une gamme étendue de médicaments antidépresseurs a été mise au point et ont montré quelque efficacité. Bien qu'ils agissent tous sélectivement, il est intéressant de constater qu'ils ont une gamme d'actions remarquablement étendue dans le cerveau. Certains sont des stimulants, comme les amphétamines qui augmentent la sécrétion de la dopamine. D'autres bloquent la réabsorption de la sérotonine, et cette action cause son augmentation dans le cerveau. D'autres encore agissent apparemment en augmentant la concentration de la norépinéphrine, un autre neurotransmetteur excitateur.
Il y a eu des rapports scientifiques contradictoires sur l'efficacité des remèdes à base de plantes médicinales, en particulier sur le millepertuis. Une étude a montré que le groupe atteint de dépression qui avait reçu le placebo avait obtenu une réponse plus favorable que le groupe qui avait pris le millepertuis ou ceux qui avaient pris un médicament ISRS (un médicament appartenant à la classe des antidépresseurs appelés inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine).
Quelques personnes dont la dépression grave et invalidante n'a pas répondu à d'autres types de traitements sont traitées avec succès par une thérapie électroconvulsive. Bien que ce soit une mesure extrême, on ne doit pas oublier qu'une grave dépression est une affection horrible dont les conséquences pourraient s'avérer fatales.
Comme pour toute autre affection chronique qui a des origines et des manifestations biologiques ainsi que psychosociales, les meilleures thérapies combinent des interventions biologiques ou pharmaceutiques avec des traitements psychosociaux sous forme de psychothérapie de groupe ou individuelle et des modifications comportementales visant notamment les exercices physiques, le régime alimentaire, les activités sociales et spirituelles. Une étude dont les résultats ont été publiés dans le British Medical Journal montre que les patients dont la dépression a été traitée avec succès couraient un moindre risque de récidive et fonctionnaient bien mieux sur le plan affectif et physique quand des fournisseurs de soins de santé leur prodiguaient un soutien continu. Le groupe qui n'a reçu qu'une seule et brève intervention thérapeutique courait un plus grand risque de souffrir d'une récidive. Le message à retenir de cette étude est que la dépression est une affection chronique susceptible de récidives, par conséquent, une thérapie efficace demande la poursuite d'activités qui préviendront une récidive, y compris des médicaments, un soutien social, une psychothérapie, des exercices physiques et des activités pondérées.
Ce qu'il faut faire
Informez-vous au moyen de la lecture. Abordez ce sujet avec votre médecin et avec une personne de votre centre communautaire d'hygiène mentale. Songez à suivre des séances de thérapie cognitivo-comportementale avec un psychothérapeute qualifié, mais renseignez-vous d'abord afin de vous assurer que le thérapeute est rompu à cette méthode. Adoptez un programme d'exercice rigoureux que vous pratiquerez régulièrement. Surveillez votre alimentation. Sortez et entrez en rapport avec d'autres personnes au moyen d'activités sociales, de passe-temps collectifs, de la musique ou de groupes de soutien mutuel. Tout en tirant la conclusion que la dépression est une affection chronique, souvent marquée par des récidives, il ne faut pas oublier que sa guérison ou une rémission de longue durée est possible, surtout si la personne qui en souffre continue à faire ce qui lui réussit.
Lecture supplémentaire
Être bien dans sa peau : traitement éprouvé cliniquement pour vaincre la dépression, l'anxiété et les troubles de l'humeur, traduction de The New Mood Therapy, by David Burns, MD, Avon Books, 1980.
Les sociétés de produits pharmaceutiques voudraient nous faire croire que la dépression est une affection bien comprise qui est déclenchée par un manque de sérotonine dans certaines parties de notre cerveau. Donc, le traitement approprié devrait tout simplement consister à choisir la pilule qui permettrait au taux de sérotonine de redevenir normal. Bien que cet argument simple et convaincant suffise à la commercialisation des médicaments auprès des médecins très pris, et du grand public, il n'est probablement pas tout à fait exact. Un neurobiologiste réputé a dit, il n'y a pas si longtemps : « Expliquer le fonctionnement du cerveau humain en nous basant sur nos connaissances actuelles en neurobiologie et en neurochimie, c'est comme analyser des échantillons prélevés dans les égouts de Moscou et déterminer ce que les Muscovites ont pris au petit-déjeuner ce matin-là. »
Nous savons que la dépression entrave le fonctionnement de plusieurs parties du cerveau, notamment le système limbique et le cortex cérébral. La dépression influe donc sur notre humeur, elle interfère avec des fonctions physiologiques comme l'appétit et le sommeil et elle parasite notre efficience intellectuelle.
Le diagnostic
La présence de la dépression n'est pas toujours évidente, surtout pour la personne qui en souffre. Elle ressemble parfois à de l'irritabilité ou elle peut prêter à confusion avec la démence ou la sénilité. Les traits sur lesquels le diagnostic de dépression s'établit correspondent aux parties du cerveau atteintes. Pour établir le diagnostic clinique, il faut que plusieurs des symptômes mentionnés ci-après soient présents et suffisamment intenses pour entraver considérablement la capacité d'une personne d'accomplir les activités d'une journée normale :
•des perturbations du sommeil (un réveil très matinal, de l'insomnie ou un excès de sommeil) ;
•une modification de l'appétit (une perte de l'appétit ou de poids ou un comportement boulimique) ;
•une faible énergie ;
•des sentiments d'impuissance, de tristesse, de désespoir ;
•un manque de concentration ;
•de la difficulté à prendre des décisions.
Les facteurs de risque
Un lien génétique existe vraiment : si vos parents, vos grands-parents, vos frères et sœurs ont souffert d'une dépression, vous en courez un risque considérablement accru. Certaines modifications hormonales, comme celles observées après une grossesse, ou la ménopause, sont associées à un risque accru de dépression. Un choc émotionnel soudain, ou une perte pénible, peuvent déclencher un épisode dépressif. Certaines périodes de l'année, comme Noël ou l'anniversaire d'un événement pénible, peuvent être associées à des épisodes dépressifs. Certains agents (l'alcool, la marie-jeanne, les barbituriques, les benzodiazépines, les bêtabloquants, la clonidine, des corticostéroïdes) engendrent un état dépressif ou l'aggravent. La dépression est souvent associée à des troubles médicaux comme une maladie cardiaque, une sclérose en plaques, des formes d'arthrite, un accident vasculaire cérébral, une hypothyroïdie, le syndrome de Cushing, la maladie de Parkinson et quelques types de cancer.
Une fois que vous avez souffert d'un épisode dépressif, le risque que d'autres se produisent augmente avec la survenue de chaque récidive. Après un seul épisode, la probabilité d'une autre occurrence est 50 %, après 2 épisodes, la probabilité s'élève à 70 %, et après 3 elle passe à 90 %.
Le traitement
Une gamme étendue de thérapies a prouvé son efficacité dans la prévention et le traitement de la dépression. Un repos adéquat, un bon programme d'exercice, un régime alimentaire équilibré sont des mesures thérapeutiques importantes, en particulier pour les personnes qui courent un risque accru de dépression. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est une technique de conseil que le thérapeute emploie en vue d'aider la personne qui le consulte à repérer et corriger les pensées erronées et négatives. La TCC s'est prouvée au moins aussi efficace que les médicaments antidépresseurs dans le traitement des états dépressifs légers et modérés.
Une gamme étendue de médicaments antidépresseurs a été mise au point et ont montré quelque efficacité. Bien qu'ils agissent tous sélectivement, il est intéressant de constater qu'ils ont une gamme d'actions remarquablement étendue dans le cerveau. Certains sont des stimulants, comme les amphétamines qui augmentent la sécrétion de la dopamine. D'autres bloquent la réabsorption de la sérotonine, et cette action cause son augmentation dans le cerveau. D'autres encore agissent apparemment en augmentant la concentration de la norépinéphrine, un autre neurotransmetteur excitateur.
Il y a eu des rapports scientifiques contradictoires sur l'efficacité des remèdes à base de plantes médicinales, en particulier sur le millepertuis. Une étude a montré que le groupe atteint de dépression qui avait reçu le placebo avait obtenu une réponse plus favorable que le groupe qui avait pris le millepertuis ou ceux qui avaient pris un médicament ISRS (un médicament appartenant à la classe des antidépresseurs appelés inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine).
Quelques personnes dont la dépression grave et invalidante n'a pas répondu à d'autres types de traitements sont traitées avec succès par une thérapie électroconvulsive. Bien que ce soit une mesure extrême, on ne doit pas oublier qu'une grave dépression est une affection horrible dont les conséquences pourraient s'avérer fatales.
Comme pour toute autre affection chronique qui a des origines et des manifestations biologiques ainsi que psychosociales, les meilleures thérapies combinent des interventions biologiques ou pharmaceutiques avec des traitements psychosociaux sous forme de psychothérapie de groupe ou individuelle et des modifications comportementales visant notamment les exercices physiques, le régime alimentaire, les activités sociales et spirituelles. Une étude dont les résultats ont été publiés dans le British Medical Journal montre que les patients dont la dépression a été traitée avec succès couraient un moindre risque de récidive et fonctionnaient bien mieux sur le plan affectif et physique quand des fournisseurs de soins de santé leur prodiguaient un soutien continu. Le groupe qui n'a reçu qu'une seule et brève intervention thérapeutique courait un plus grand risque de souffrir d'une récidive. Le message à retenir de cette étude est que la dépression est une affection chronique susceptible de récidives, par conséquent, une thérapie efficace demande la poursuite d'activités qui préviendront une récidive, y compris des médicaments, un soutien social, une psychothérapie, des exercices physiques et des activités pondérées.
Ce qu'il faut faire
Informez-vous au moyen de la lecture. Abordez ce sujet avec votre médecin et avec une personne de votre centre communautaire d'hygiène mentale. Songez à suivre des séances de thérapie cognitivo-comportementale avec un psychothérapeute qualifié, mais renseignez-vous d'abord afin de vous assurer que le thérapeute est rompu à cette méthode. Adoptez un programme d'exercice rigoureux que vous pratiquerez régulièrement. Surveillez votre alimentation. Sortez et entrez en rapport avec d'autres personnes au moyen d'activités sociales, de passe-temps collectifs, de la musique ou de groupes de soutien mutuel. Tout en tirant la conclusion que la dépression est une affection chronique, souvent marquée par des récidives, il ne faut pas oublier que sa guérison ou une rémission de longue durée est possible, surtout si la personne qui en souffre continue à faire ce qui lui réussit.
Lecture supplémentaire
Être bien dans sa peau : traitement éprouvé cliniquement pour vaincre la dépression, l'anxiété et les troubles de l'humeur, traduction de The New Mood Therapy, by David Burns, MD, Avon Books, 1980.
dimanche 29 août 2010
mercredi 25 août 2010
Les Maitres du monde
Le Siècle
"Le Siècle" est un "club de réflexion" (ou "think tank") qui réunit les membres les plus puissants et influents de la classe dirigeante française. On y retrouve des politiciens de droite et de gauche, les patrons des plus grandes entreprises françaises, des journalistes de premier plan dans les médias qui "font l'opinion", et quelques universitaires. Le Siècle compte un peu plus de 500 membres choisis par cooptation, auquels s'ajoutent 200 invités renouvelés chaque année.
Une fois par mois, les membres du Siècle se réunissent au très sélect Automobile Club de France, place de la Concorde. De 20h à 21h, un apéritif permet de choisir librement ses interlocuteurs. A 21h vient l'heure du dîner. Les convives sont placés par groupes de 7 ou 8 autour d'un chef de table qui veille à organiser le débat et à éviter les apartés. Le repas se termine à 22h45. Ceux qui le souhaitent peuvent prolonger la soirée au bar.
Sur Canal Plus, les "Guignols de l'info" ont fait allusion au Siècle, avec une séquence où une organisation nommée "Le Spectre" gouverne secrètement la France. Dans une mise en scène à la manière de James Bond - "Octopussy" ou de la série TV "Le Prisonnier", on y voit des personnalités médiatiques et politiques obéir servilement aux ordres du "n°1" de l'organisation, incarné par la marionnette d'Ernest Antoine Seillière.
Zoom sur quelques membres du Siècle
Philippe Jaffré
Né en 1945. Enarque. Fils d'Yves-Frédéric Jaffré, conseiller de Pierre Laval. Frère de Jérôme Jaffré, administrateur de la Sofres (l'un des principaux instituts de sondages en France). Conseiller de René Monory en 1979, dans le gouvernement de Raymond Barre et sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing. Chef de service au ministère de l'économie et des Finances (1986). Il fut, avec Jacques Friedmann, l'un des principaux artisans des privatisations de 1987. Il présida ensuite plusieures filiales du Crédit agricole jusqu'en 1991. Pdg d'Elf-Aquitaine de 1993, jusqu'à la fusion de Elf avec Total. Il fut alors connu du grand public à cause de la fabuleuse indemnité de départ qu'il empocha en stock options. Il fut également administrateur de nombreuses sociétés dont la Banco Ambrosiano (la banque impliquée dans le scandale de la Loge P2 en Italie). Il est également membre du Groupe de Bilderberg.
Bertrand Collomb
Né en 1942. Polytechnicien. Conseiller ministériel auprès d'Alain Peyrefitte (1973-74) et René Haby (1974-75). Pdg du groupe Lafarge, administrateur de diverses sociétés dont Unilever, Canadian Imperial Bank of Commerce, Crédit commercial de France (CCF), et Crédit local de France. Administrateur d'Aspen-France. Membre du Groupe de Bilderberg, et du World Economic Forum de Davos. Il est aussi membre d'Entreprise et Cité, un autre "club de réflexion" qui rassemble des grands patrons français.
André Lévy-Lang
Né en 1937. Polytechnicien. Ingénieur puis directeur de filiales chez Schlumberger de 1962 à 1974. Pdg de Paribas de 1990 jusqu'à sa fusion en 1999 avec la BNP. Administrateur de diverses sociétés dont Athena, Schlumberger, les AGF. Il a été mis en examen, en 1995, dans l'affaire des Ciments français et s'est maintenu grâce au soutien de Claude Bébéar (également membre et fondateur de Entreprise et Cité). Président de la Commission des finances du CNPF (ou MEDEF) de 1988 à 1997. Membre du Groupe de Bilderberg et président de l'Association des amis français du Groupe de Bilderberg.
Michel Pébereau
Né en 1942. Polytechnicien. Inspecteur général des finances. Ancien élève de l'école Polytechnique et de l'ENA. Conseiller auprès de Valéry Giscard d'Estaing entre 1970 et 1974, lorsque celui-ci était ministre des Finance de Georges Pompidou. Conseiller de René Monory de 1978 à 1981. Président du Crédit Commercial de France (CCF) de 1987 à 1993, puis président d'Axa. Il est aujourd'hui président de la BNP. Administrateur de diverses sociétés dont Lafarge, Saint-Gobain, UAP, et les Galeries Lafayette. Ancien membre de la Commission économique du MEDEF (l'organisation des patrons français). Egalement membre d'Entreprise et Cité.
Pierre Bilger
Né en 1934. Enarque. Inspecteur des finances. Conseiller de plusieurs ministres pendant la présidence de Valery Giscard d'Estaing: auprès de Jean-Pierre Fourcade de 1974 à 1976, de Michel Durafour en 1976, de Robert Boulin en 1977, et enfin, directeur de cabinet de Maurice Papon (alors ministre de Giscard) de 1978 à 1981. Directeur de l'Administration centrale au ministère de l'Économie et des Finances de 1982 à 1986, sous les gouvernements socialistes de Pierre Maurois et Laurent Fabius. Il fut ensuite président d'Alsthom.
D'autres membres du Siècle...
Gérard Worms président de la banque Rothschild, administrateur de la Société générale de Belgique (une banque présidée par Etienne Davignon, un membre éminent du Groupe de Bilderberg ).
Ernest-Antoine Seillière président du MEDEF, président des holdings Wendel Investissement et CGIP. membre du Groupe de Bilderberg.
Jean-Claude Trichet président de la Banque Centrale Européenne, ancien gouverneur de la Banque de France, membre du Groupe de Bilderberg et de l'IFRI.
Pascal Lamy Directeur de l'OMC (Organisation mondiale du Commerce), ex Commissaire européen au commerce, membre du Groupe de Bilderberg, membre de la branche Europe de la RAND Corporation.
Jean Peyrelevade président du Crédit Lyonnais
Jean-Yves Haberer ex-président du Crédit Lyonnais
Daniel Bouton président de la Société Générale
Claude Bébéar ex-président d'Axa
Louis Schweitzer président de Renault, membre du Groupe de Bilderberg, de l'IFRI, et du Forum de Davos
Michel Bon ex-président de France Telecom
Alain de Pouzilhac président d'Havas (groupe de médias et de publicité)
Maurice Levy président du groupe Publicis
Édouard de Rothschild banquier, homme d'affaires, principal actionaire du journal Libération
Louis Gallois président de la SNCF
Antoine Guichard PDG du groupe Casino
Jean-Marie Messier ex PDG de Vivendi
Martine Aubry membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements socialistes successifs
Olivier Schrameck directeur de cabinet du premier ministre Lionel Jospin de 1997 à 2002
Lionel Jospin membre du Parti Socialiste, premier ministre de 1997 à 2002
Dominique Strauss-Kahn membre du Parti Socialiste, ancien ministre des Finances de Lionel Jospin. Membre du Groupe de Bilderberg.
Hubert Vedrine, membre du Parti Socialiste, ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, ancien Secrétaire Général de l'Elysée sous François Mitterrand. Membre du Groupe de Bilderberg et de l'IFRI.
Jean-Pierre Chevènement, membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements
Laurent Fabius, membre du Parti Socialiste, ex premier ministre, ex ministre des finances
Elisabeth Guigou, membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements
Bernard Kouchner membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements de gauche et de droite, membre du Groupe de Bilderberg
Nicolas Sarkozy leader de l'UMP (principal parti de droite), ministre des finances et de l'intérieur
Rachida Dati ministre UMP de la justice
Alain Minc consultant, conseiller auprès de plusieurs grands chefs d'entreprises et ministres
Jean-Pierre Raffarin membre de l'UMP, premier ministre de 2002 à 2005
Thierry Breton ex-PDG de France Telecom, ministre UMP des finances de 2005 à 2007
Jean-François Copé ex-ministre UMP du budget
Corinne Lepage ancienne ministre de l'environnement
Nicole Notat secrétaire général du syndicat CFDT de 1992 à 2002
Renaud Denoix de Saint Marc membre du Conseil constitutionnel, ex vice-président du Conseil d'état
Christian Noyer président de la Banque de France, ex directeur de cabinet d'Edouard Balladur, puis d'Edmond Alphandéry et de Jean Arthuis au ministère des finances
Richard Decoings directeur de l'Institut d'études politiques de Paris
Anne-Marie Couderc député UMP et directrice générale du groupe de médias Hachette-Filipacchi
Teresa Cremisi PDG du groupe d'édition Flammarion, ex n°2 des éditions Gallimard
Odile Jacob présidente des éditions Odile Jacob
Michèle Cotta ex-directrice générale de France 2, et ex-directrice du service politique de France 2
Anne Sinclair journaliste, productrice TV
Franz-Olivier Giesbert ex directeur général du Figaro, présentateur de l'émission "Culture et Dépendances" sur France 3
Jean-Marie Colombani directeur du journal Le Monde
Denis Jeambar directeur des éditions du Seuil, ex directeur et éditorialiste du magazine L'Express, ex directeur général d'Europe 1
Claude Imbert ex directeur général et éditorialiste du magazine Le Point
Patrick Poivre d'Arvor journaliste, présentateur du journal télévisé de 20h sur TF1
David Pujadas journaliste, présentateur du journal télévisé de 20h sur France 2
Marc Tessier ancien président de France Télévisions
Serge July ex-directeur du journal Libération
Laurent Joffrin directeur du journal Libération, ex directeur du Nouvel Observateur
Emmanuel Chain journaliste, ex présentateur de l'émission économique "Capital" sur M6
">
"Le Siècle" est un "club de réflexion" (ou "think tank") qui réunit les membres les plus puissants et influents de la classe dirigeante française. On y retrouve des politiciens de droite et de gauche, les patrons des plus grandes entreprises françaises, des journalistes de premier plan dans les médias qui "font l'opinion", et quelques universitaires. Le Siècle compte un peu plus de 500 membres choisis par cooptation, auquels s'ajoutent 200 invités renouvelés chaque année.
Une fois par mois, les membres du Siècle se réunissent au très sélect Automobile Club de France, place de la Concorde. De 20h à 21h, un apéritif permet de choisir librement ses interlocuteurs. A 21h vient l'heure du dîner. Les convives sont placés par groupes de 7 ou 8 autour d'un chef de table qui veille à organiser le débat et à éviter les apartés. Le repas se termine à 22h45. Ceux qui le souhaitent peuvent prolonger la soirée au bar.
Sur Canal Plus, les "Guignols de l'info" ont fait allusion au Siècle, avec une séquence où une organisation nommée "Le Spectre" gouverne secrètement la France. Dans une mise en scène à la manière de James Bond - "Octopussy" ou de la série TV "Le Prisonnier", on y voit des personnalités médiatiques et politiques obéir servilement aux ordres du "n°1" de l'organisation, incarné par la marionnette d'Ernest Antoine Seillière.
Zoom sur quelques membres du Siècle
Philippe Jaffré
Né en 1945. Enarque. Fils d'Yves-Frédéric Jaffré, conseiller de Pierre Laval. Frère de Jérôme Jaffré, administrateur de la Sofres (l'un des principaux instituts de sondages en France). Conseiller de René Monory en 1979, dans le gouvernement de Raymond Barre et sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing. Chef de service au ministère de l'économie et des Finances (1986). Il fut, avec Jacques Friedmann, l'un des principaux artisans des privatisations de 1987. Il présida ensuite plusieures filiales du Crédit agricole jusqu'en 1991. Pdg d'Elf-Aquitaine de 1993, jusqu'à la fusion de Elf avec Total. Il fut alors connu du grand public à cause de la fabuleuse indemnité de départ qu'il empocha en stock options. Il fut également administrateur de nombreuses sociétés dont la Banco Ambrosiano (la banque impliquée dans le scandale de la Loge P2 en Italie). Il est également membre du Groupe de Bilderberg.
Bertrand Collomb
Né en 1942. Polytechnicien. Conseiller ministériel auprès d'Alain Peyrefitte (1973-74) et René Haby (1974-75). Pdg du groupe Lafarge, administrateur de diverses sociétés dont Unilever, Canadian Imperial Bank of Commerce, Crédit commercial de France (CCF), et Crédit local de France. Administrateur d'Aspen-France. Membre du Groupe de Bilderberg, et du World Economic Forum de Davos. Il est aussi membre d'Entreprise et Cité, un autre "club de réflexion" qui rassemble des grands patrons français.
André Lévy-Lang
Né en 1937. Polytechnicien. Ingénieur puis directeur de filiales chez Schlumberger de 1962 à 1974. Pdg de Paribas de 1990 jusqu'à sa fusion en 1999 avec la BNP. Administrateur de diverses sociétés dont Athena, Schlumberger, les AGF. Il a été mis en examen, en 1995, dans l'affaire des Ciments français et s'est maintenu grâce au soutien de Claude Bébéar (également membre et fondateur de Entreprise et Cité). Président de la Commission des finances du CNPF (ou MEDEF) de 1988 à 1997. Membre du Groupe de Bilderberg et président de l'Association des amis français du Groupe de Bilderberg.
Michel Pébereau
Né en 1942. Polytechnicien. Inspecteur général des finances. Ancien élève de l'école Polytechnique et de l'ENA. Conseiller auprès de Valéry Giscard d'Estaing entre 1970 et 1974, lorsque celui-ci était ministre des Finance de Georges Pompidou. Conseiller de René Monory de 1978 à 1981. Président du Crédit Commercial de France (CCF) de 1987 à 1993, puis président d'Axa. Il est aujourd'hui président de la BNP. Administrateur de diverses sociétés dont Lafarge, Saint-Gobain, UAP, et les Galeries Lafayette. Ancien membre de la Commission économique du MEDEF (l'organisation des patrons français). Egalement membre d'Entreprise et Cité.
Pierre Bilger
Né en 1934. Enarque. Inspecteur des finances. Conseiller de plusieurs ministres pendant la présidence de Valery Giscard d'Estaing: auprès de Jean-Pierre Fourcade de 1974 à 1976, de Michel Durafour en 1976, de Robert Boulin en 1977, et enfin, directeur de cabinet de Maurice Papon (alors ministre de Giscard) de 1978 à 1981. Directeur de l'Administration centrale au ministère de l'Économie et des Finances de 1982 à 1986, sous les gouvernements socialistes de Pierre Maurois et Laurent Fabius. Il fut ensuite président d'Alsthom.
D'autres membres du Siècle...
Gérard Worms président de la banque Rothschild, administrateur de la Société générale de Belgique (une banque présidée par Etienne Davignon, un membre éminent du Groupe de Bilderberg ).
Ernest-Antoine Seillière président du MEDEF, président des holdings Wendel Investissement et CGIP. membre du Groupe de Bilderberg.
Jean-Claude Trichet président de la Banque Centrale Européenne, ancien gouverneur de la Banque de France, membre du Groupe de Bilderberg et de l'IFRI.
Pascal Lamy Directeur de l'OMC (Organisation mondiale du Commerce), ex Commissaire européen au commerce, membre du Groupe de Bilderberg, membre de la branche Europe de la RAND Corporation.
Jean Peyrelevade président du Crédit Lyonnais
Jean-Yves Haberer ex-président du Crédit Lyonnais
Daniel Bouton président de la Société Générale
Claude Bébéar ex-président d'Axa
Louis Schweitzer président de Renault, membre du Groupe de Bilderberg, de l'IFRI, et du Forum de Davos
Michel Bon ex-président de France Telecom
Alain de Pouzilhac président d'Havas (groupe de médias et de publicité)
Maurice Levy président du groupe Publicis
Édouard de Rothschild banquier, homme d'affaires, principal actionaire du journal Libération
Louis Gallois président de la SNCF
Antoine Guichard PDG du groupe Casino
Jean-Marie Messier ex PDG de Vivendi
Martine Aubry membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements socialistes successifs
Olivier Schrameck directeur de cabinet du premier ministre Lionel Jospin de 1997 à 2002
Lionel Jospin membre du Parti Socialiste, premier ministre de 1997 à 2002
Dominique Strauss-Kahn membre du Parti Socialiste, ancien ministre des Finances de Lionel Jospin. Membre du Groupe de Bilderberg.
Hubert Vedrine, membre du Parti Socialiste, ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, ancien Secrétaire Général de l'Elysée sous François Mitterrand. Membre du Groupe de Bilderberg et de l'IFRI.
Jean-Pierre Chevènement, membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements
Laurent Fabius, membre du Parti Socialiste, ex premier ministre, ex ministre des finances
Elisabeth Guigou, membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements
Bernard Kouchner membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements de gauche et de droite, membre du Groupe de Bilderberg
Nicolas Sarkozy leader de l'UMP (principal parti de droite), ministre des finances et de l'intérieur
Rachida Dati ministre UMP de la justice
Alain Minc consultant, conseiller auprès de plusieurs grands chefs d'entreprises et ministres
Jean-Pierre Raffarin membre de l'UMP, premier ministre de 2002 à 2005
Thierry Breton ex-PDG de France Telecom, ministre UMP des finances de 2005 à 2007
Jean-François Copé ex-ministre UMP du budget
Corinne Lepage ancienne ministre de l'environnement
Nicole Notat secrétaire général du syndicat CFDT de 1992 à 2002
Renaud Denoix de Saint Marc membre du Conseil constitutionnel, ex vice-président du Conseil d'état
Christian Noyer président de la Banque de France, ex directeur de cabinet d'Edouard Balladur, puis d'Edmond Alphandéry et de Jean Arthuis au ministère des finances
Richard Decoings directeur de l'Institut d'études politiques de Paris
Anne-Marie Couderc député UMP et directrice générale du groupe de médias Hachette-Filipacchi
Teresa Cremisi PDG du groupe d'édition Flammarion, ex n°2 des éditions Gallimard
Odile Jacob présidente des éditions Odile Jacob
Michèle Cotta ex-directrice générale de France 2, et ex-directrice du service politique de France 2
Anne Sinclair journaliste, productrice TV
Franz-Olivier Giesbert ex directeur général du Figaro, présentateur de l'émission "Culture et Dépendances" sur France 3
Jean-Marie Colombani directeur du journal Le Monde
Denis Jeambar directeur des éditions du Seuil, ex directeur et éditorialiste du magazine L'Express, ex directeur général d'Europe 1
Claude Imbert ex directeur général et éditorialiste du magazine Le Point
Patrick Poivre d'Arvor journaliste, présentateur du journal télévisé de 20h sur TF1
David Pujadas journaliste, présentateur du journal télévisé de 20h sur France 2
Marc Tessier ancien président de France Télévisions
Serge July ex-directeur du journal Libération
Laurent Joffrin directeur du journal Libération, ex directeur du Nouvel Observateur
Emmanuel Chain journaliste, ex présentateur de l'émission économique "Capital" sur M6
Le pouvoir a la table
Le pouvoir à la table du Siècle
Réseaux
14/04/2005 - Ultrasélectif, le Siècle rassemble la quintessence du pouvoir politique, économique et médiatique. La discrétion de ses membres est à la hauteur de son influence.
Un mercredi par mois, place de la Concorde à Paris, la fine fleur de la communication et des médias pénètre discrètement dans les salons de l'Automobile club de France. Ce n'est pas l'amour des voitures qui rassemble Maurice Lévy (Publicis), Alain de Pouzilhac (Havas), Serge July(Libération)ou Patrick Poivre d'Arvor (TF1), mais un dîner en compagnie de Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, Thierry Breton, Claude Bébéar ou Nicole Notat. Tous sont membres du Siècle, le plus prestigieux des cercles de décideurs hexagonaux.
Créé en 1944 par Georges Bérard-Quélin, ancien dirigeant du Parti radical et fondateur de la Société générale de presse, décédé en 1990, le cénacle rassemble la quintessence du pouvoir politique, économique, médiatique, voire intellectuel ou syndical. Le tout sans distinction d'opinions, de croyances ou d'origines sociales.« Des personnalités qui se réunissent pour échanger sur des sujets de société. Une sorte d'auberge espagnole où chacun retire ce qu'il y apporte »,résume Étienne Lacour, secrétaire général de l'association.
Les ministres membres se comptent sur les deux mains, de Jean-Pierre Raffarin à François Fillon. Les barons du Parti socialiste aussi, comme Lionel Jospin ou Laurent Fabius. Le milieu des affaires n'est pas en reste, avec la quasi-totalité des grands patrons, de Louis Schweitzer (Renault) à Michel Pébereau (BNP Paribas). Sans oublier la plupart des dirigeants de la presse et de l'édition, d'Odile Jacob à Jean-Marie Colombani, en passant par Claude Imbert et Laurent Joffrin.
Ni une mafia, ni une loge
Mais n'entre pas qui veut. La sélection est rude.« On ne choisit pas le Siècle, c'est lui qui vous choisit ! »,souligne Étienne Lacour. Présidé en 2005 par Renaud Denoix de Saint-Marc, vice-président du Conseil d'État, le conseil d'administration compte une quinzaine de personnalités comme Denis Jeambar (L'Express), Anne-Marie Couderc (Hachette Filipacchi Médias), Marc Tessier (France Télévisions) et même Nicole Notat (Vigeo). Triées sur le volet, les recrues gardent le statut d'invités pendant au moins un an avant de devenir membres. David Pujadas (France 2), Emmanuel Chain, Édouard de Rothschild ou Jean-François Copé ont, depuis peu, décroché le sésame.
Mais gare aux accidents de carrière ! La rumeur veut qu'un membre victime d'une traversée du désert soit tôt ou tard mis sur la touche. Jean-Marie Messier en a fait les frais.« Les gens qui quittent toute fonction se retirent d'eux-mêmes »,reconnaît poliment Étienne Lacour, qui précise que son club n'est« ni une mafia, ni une loge maçonnique ».
Au cours du dîner, les conversations privées sont bannies. En revanche, avant et après le repas, chacun est libre de ses propos.« C'est l'occasion en dix minutes de rencontrer des personnalités influentes dans tous les domaines »,explique Michèle Cotta, première femme acceptée dans le cénacle, en 1983. De là à solliciter faveurs et autres renvois d'ascenseurs, il n'y a qu'un pas qu'elle refuse de franchir.« Le club n'assure aucun passe-droit. C'est juste plus facile de prendre rendez-vous avec un ministre ou un homme d'affaires »,raconte-t-elle. Mais selon Emmanuel Ratier, auteur deAu coeur du pouvoir(Faits&Documents, 1996), seul livre publié sur le sujet :« Les plans de table sont pourtant savamment pensés. »
La révolution de palais provoquée par le transfert de Franz-Olivier Giesbert duNouvel ObservateurauFigaroen septembre 1988 se serait jouée lors d'un dîner du Siècle avec Philippe Villin, alors bras droit de Robert Hersant. L'entrée d'Édouard de Rothschild dans le capital deLibérationse serait-elle aussi négociée entre la poire et le fromage avec Serge July ?« C'est possible »,répond laconiquement Étienne Lacour, avant de souligner qu'un membre, même journaliste, ne rapporte jamais les propos tenus au sein du cénacle. La discrétion reste de mise dans les salons du pouvoir !
Réseaux
14/04/2005 - Ultrasélectif, le Siècle rassemble la quintessence du pouvoir politique, économique et médiatique. La discrétion de ses membres est à la hauteur de son influence.
Un mercredi par mois, place de la Concorde à Paris, la fine fleur de la communication et des médias pénètre discrètement dans les salons de l'Automobile club de France. Ce n'est pas l'amour des voitures qui rassemble Maurice Lévy (Publicis), Alain de Pouzilhac (Havas), Serge July(Libération)ou Patrick Poivre d'Arvor (TF1), mais un dîner en compagnie de Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, Thierry Breton, Claude Bébéar ou Nicole Notat. Tous sont membres du Siècle, le plus prestigieux des cercles de décideurs hexagonaux.
Créé en 1944 par Georges Bérard-Quélin, ancien dirigeant du Parti radical et fondateur de la Société générale de presse, décédé en 1990, le cénacle rassemble la quintessence du pouvoir politique, économique, médiatique, voire intellectuel ou syndical. Le tout sans distinction d'opinions, de croyances ou d'origines sociales.« Des personnalités qui se réunissent pour échanger sur des sujets de société. Une sorte d'auberge espagnole où chacun retire ce qu'il y apporte »,résume Étienne Lacour, secrétaire général de l'association.
Les ministres membres se comptent sur les deux mains, de Jean-Pierre Raffarin à François Fillon. Les barons du Parti socialiste aussi, comme Lionel Jospin ou Laurent Fabius. Le milieu des affaires n'est pas en reste, avec la quasi-totalité des grands patrons, de Louis Schweitzer (Renault) à Michel Pébereau (BNP Paribas). Sans oublier la plupart des dirigeants de la presse et de l'édition, d'Odile Jacob à Jean-Marie Colombani, en passant par Claude Imbert et Laurent Joffrin.
Ni une mafia, ni une loge
Mais n'entre pas qui veut. La sélection est rude.« On ne choisit pas le Siècle, c'est lui qui vous choisit ! »,souligne Étienne Lacour. Présidé en 2005 par Renaud Denoix de Saint-Marc, vice-président du Conseil d'État, le conseil d'administration compte une quinzaine de personnalités comme Denis Jeambar (L'Express), Anne-Marie Couderc (Hachette Filipacchi Médias), Marc Tessier (France Télévisions) et même Nicole Notat (Vigeo). Triées sur le volet, les recrues gardent le statut d'invités pendant au moins un an avant de devenir membres. David Pujadas (France 2), Emmanuel Chain, Édouard de Rothschild ou Jean-François Copé ont, depuis peu, décroché le sésame.
Mais gare aux accidents de carrière ! La rumeur veut qu'un membre victime d'une traversée du désert soit tôt ou tard mis sur la touche. Jean-Marie Messier en a fait les frais.« Les gens qui quittent toute fonction se retirent d'eux-mêmes »,reconnaît poliment Étienne Lacour, qui précise que son club n'est« ni une mafia, ni une loge maçonnique ».
Au cours du dîner, les conversations privées sont bannies. En revanche, avant et après le repas, chacun est libre de ses propos.« C'est l'occasion en dix minutes de rencontrer des personnalités influentes dans tous les domaines »,explique Michèle Cotta, première femme acceptée dans le cénacle, en 1983. De là à solliciter faveurs et autres renvois d'ascenseurs, il n'y a qu'un pas qu'elle refuse de franchir.« Le club n'assure aucun passe-droit. C'est juste plus facile de prendre rendez-vous avec un ministre ou un homme d'affaires »,raconte-t-elle. Mais selon Emmanuel Ratier, auteur deAu coeur du pouvoir(Faits&Documents, 1996), seul livre publié sur le sujet :« Les plans de table sont pourtant savamment pensés. »
La révolution de palais provoquée par le transfert de Franz-Olivier Giesbert duNouvel ObservateurauFigaroen septembre 1988 se serait jouée lors d'un dîner du Siècle avec Philippe Villin, alors bras droit de Robert Hersant. L'entrée d'Édouard de Rothschild dans le capital deLibérationse serait-elle aussi négociée entre la poire et le fromage avec Serge July ?« C'est possible »,répond laconiquement Étienne Lacour, avant de souligner qu'un membre, même journaliste, ne rapporte jamais les propos tenus au sein du cénacle. La discrétion reste de mise dans les salons du pouvoir !
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